Culture ciné

Jeudi 11 octobre 2007 4 11 10 2007 15:07
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On qualifie souvent de série B les différents navets ou du moins les films très moyens que l'on a pu voir. On donne  à ce terme une connotation plutôt négative (à tort où à raison...), mais d'où vient-il ?


Il faut remonter à l'apparition du cinéma parlant dans les années 20 (premier film sonore en 1921 : Dream Street de D.W. Griffith) et la crise économique américaine (suite au krach boursier de Wall Street en 1929). L'apparition du son a bouleversé l'industrie cinématographique de l'époque : Il a fallu dépenser des sommes folles pour passer à cette nouvelle technologie (il a fallu par exemple insonoriser les vieilles caméras qui à l'époque étaient très bruyantes sur les plateaux). Ces nouvelles et importantes difficultés n'ont été qu'amplifiées par la crise économique américaine du début des années 30 : Les films coûtent beaucoup plus chers qu'avant et de moins en moins de monde va au cinéma, faute de moyens. C'est à cette période qu'est arrivé la série B : Pour une place de ciné achetée, le spectateur avait le droit de voir non pas un, mais deux films, le premier ayant bénéficié d'un gros budget et d'un casting de permier choix, le deuxième étant un film avec un budget beaucoup plus restreint et ayant pour unique but de divertir (souvent du cinéma de genre; western, horreur, etc...). Voilà, la série B était née ! l(a lettre B viendrait à l'origine de l'emplacement des terrains où les studios tournaient ce genre de films, le lot B du cadastre municipal ayant un coût beaucoup moins élevé que le lot A). Le terme a perduré jusqu'à aujourd'hui.
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Il ne faudrait pas que vous mettiez systématiquement de côté les films que l'on qualifie de "série B", car ils ne sont pas systématiquement mauvais et ils nous réservent parfois de bonnes surprises, étant de temps en temps moins "formatés" pour le grand public que pas mal de films de "classe premium", qui, parce qu'ils ont coûtés chers, doivent impérativement rapporter gros. D'un point de vue personnel, je dirai même que le manque de moyens pousse certains créateurs à être plus inventifs et à nous livrer des films d'une bien meilleure qualité que s'ils avaient disposé de moyens gigantesques (je ne peux m'empêcher de penser à Georges Lucas qui nous livra en 1977 un superbe Star Wars à la sueur de son front, film qu'il n'arrivera jamais à égaler avec ses épisodes 1,2 et 3 bien plus coûteux mais bien plus fades...).

Ressortez moi tout ça du vieux placard !
Par Cinefeel
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