Dimanche 4 novembre 2007 7 04 11 2007 01:09
De Woody Allen, avec  Colin Farrell, Ewan Mc Gregor,  Hayley Atwell... (1h48)
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2 frères ont la folie de s'acheter un bateau , qu'ils baptiseront "le rêve de Cassandre". A peine assez riches pour assumer cette dépense, ils vont voir leurs problèmes financiers s'aggraver lorsque Terry (Colin Farrell, qui sort totalement de son registre habituel pour nous livrer sûrement un de ses meilleurs rôles ! très convaincant, le meilleur acteur du film à mon goût) sera confronté à une énorme dette de jeu et que Ian voudra flamber aux yeux d'Angela, la magnifique comédienne de théâtre dont il va tomber amoureux. Ils feront appel à leur richissime oncle d'Amérique, qui en échange de son aide leur demandera un "service" : tuer un homme.

C'est tout juste sorti de la salle de ciné que j'écris sur le film. Vraiment bon à mon avis, contrairement à ce que pas mal de critiques peuvent dire : ce ne serait pas le meilleur film de Woody Allen (un argument bien faible pour donner son avis sur le film quand on sait qu'il en a réalisé plus d'une quarantaine !), il serait ultra-prévisible (soit plus je vois des films et plus je me fais avoir par les scénarios prévisibles soit ces critiques sont d'une mauvaise foi intellectuelle assez inquiètante ! j'aimerais bien que quelqu'un me dise qu'il avait deviné l'issue du film avant de l'avoir vue...), il décevrait les fans de Woody Allen de la première heure (bah oui, Woody Allen se renouvelle, ce qui prouve que même après 40 ans dans le monde du cinéma, ce monsieur peut encore nous étonner ! Tant pis pour les anciens fans qu'il perd, s'il en gagne d'autres avec des bons films comme celui-ci), j'en passe et des meilleures...

Woody Allen reprend ici certains thèmes qu'il avait déjà abordés dans Match Point, comme le poids de la culpabilité, l'importance de l'apparence sociale, le caractère injuste de l'existence (en bref :"le hasard qui fait mal les choses !"), tout en en proposant des nouveaux, notamment le lien du sang, et la place du rêve dans nos vies. C'est à travers l'histoire de ses deux frères que tous ces thèmes seront abordés, de manière intelligente, jamais caricaturale, mettant le spectateur face aux mêmes questions que celles qui tortureront nos protagonistes, ce qui est pour moi le grand intérêt de ce film noir et tragique. Pas d'effets de mise en scène, pas d'artifices, toute la puissance du film réside dans son histoire et les questionnements qu'elle soulève. La phrase de l'affiche anglaise résume bien l'idée centrale du scénario : Jusqu'où seriez vous prêts à aller pour que vos rêves deviennent réalité ? La réponse... dans les salles en ce moment. Bon film !
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Jeudi 1 novembre 2007 4 01 11 2007 19:50
de  Chuck  Russell, avec  Jim Carrey, Cameron Diaz... (1h40)
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Si vous êtes fan de Jim Carrey comme moi, il vous faut absolument revoir The Mask ! Cela ne faisait pas loin de 10 ans que je ne l'avais pas revu (pour un fan de Jim Carrey, ça le fout mal nan ?), je me le suis procuré en dvd il y a peu (ça faisait longtemps que je le cherchais, et tout ce que je trouvais était ce foutu coffret double dvd avec "Le fils du Mask", une suite du film de 1994, sans Jim Carrey et dont je ne voulais même pas entendre parler !), et et... qu'est-ce que ça fait du bien ! Ce film délirant, qui a révélé Jim Carrey aux yeux du grand public (film qui sera suivi l'année d'après par "Dumb et Dumber" et "Ace Ventura détective chiens et chats", mes deux films préférés de Jim Carrey !), n'a rien perdu de son pouvoir hilarant : L'esprit cartoonesque (plusieurs références aux dessins animés de Tex Avery) et l' énorme interprétation de Jim Carrey en font un film indémodable, et un excellent moment de détente ! Ce film a également révélé Cameron Diaz, qui pour moi n'a jamais été aussi belle que dans ce film ! Film de toute une génération, qui n'est pas prête d'oublier les nombreuses scènes cultes (la scène dans le parc, le chien avec le masque, la scène de danse au Coco Bongo Club et bien d'autres !!!)
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Spleeeeeeeeendide !
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Jeudi 1 novembre 2007 4 01 11 2007 15:29

De Guillermo Del Toro, avec Ivana Baquero, Sergi Lopez... (1h52) labyrinto-del-fauno.gif
1944, Espagne, fin de la guerre civile après la victoire de Franco. Carmen et sa fille Ofelia rejoignent  le capitaine  Vidal, l'homme dont  cette première est enceinte et qui est chargé de traquer et d'exécuter  les derniers rebelles républicains cachés dans les bois. Ofelia, totalement étrangère à cet homme qu'il faudrait qu'elle appelle Papa, va découvrir grâce à une fée un labyrinthe situé non loin du QG de Vidal. Le faune, l'étrange créature qu'elle y rencontrera lui expliquera que ce labyrinthe n'est autre qu'un portail qui lui permettrait, à condition qu'elle se soumette à 3 épreuves, de retourner dans le royaume d'un autre monde dont elle aurait été jadis la princesse.

Ce film est le film le plus personnel de son réalisateur, et probablement son chef d'oeuvre (ahh si seulement les réalisateurs étaient plus souvent libres de faire ce qu'ils veulent dans leur film et subissaient moins de pressions de la part des studios qui les produisent). Un chef d'oeuvre pour plusieurs raisons : une des principales pour moi, un des plus grands défis relevé ici, et qui fait son originalité,  est le mélange de deux genres qui a priori n'ont rien à faire ensemble : Le conte pour enfants et le film historique (sur la guerre d'Espagne). Certains ont critiqué cet aspect du film, sous prétexte que les deux histoires n'auraient pas de liens et que pas grand chose ne justifierait qu'elles soient racontées parallèlement. Pour moi c'est une des forces du film et cela peut se justifier de plusieurs manières :

- N'est-ce pas dans la fuite de la réalité qu'Ofélia va se réfugier dans le monde magique du labyrinthe ? La guerre n'est-elle pas la meilleure situation pour évoquer la perte d'innocence qu'Ofélia subira dans son passage à l'âge adulte ? C'est pour moi un des thèmes principaux du film, et c'est lui qui justifie l'existence de ces deux mondes entre lesquelles Ofelia balance. Force est de constater que les contes de fée créent un monde réservé aux enfants, où leur innocence est préservée, où les parents ne peuvent intervenir, et qui leurs permettent d'échapper à la dure réalité du monde des adultes. C'est ce qui expliquerait qu'aux yeux des adultes, la mandragore ne soit qu'une vulgaire branche, et que le faune soit invisible, alors que les deux existent pour Ofélia.

- Un autre intérêt de ce mélange se trouverait, non pas dans l'opposition de ces deux mondes, mais dans leur mise en parralèle : certains éléments importants sont retrouvés dans les deux mondes (la clé, le couteau, la table de banquet) et permettent de voir et d'analyser de manière imagée plusieurs situations. Exemple : La scène du banquet ou Vidal invite différentes personnalités prend tout son sens quand on revoit la même scène dans le monde du conte, avec au bout de la table le Pale Man, personnage dévoreur d'enfants et aveugle vivant dans l'opulence (une façon imagée de voir le fascisme). Un autre thème abordé à travers la clé et le poignard est la désobéissance : dans le monde réel, Mercedes oubliera l'obéissance qu'elle devait à Vidal pour fournir la clé de la réserve aux rebelles au nom d'un idéal plus grand, tout comme Ofélia, dans le conte, refusera de suivre le conseil des fées et décidera d'ouvrir le cadenas qui, par intuition le semblait le bon (on oublie le poignard qui en dévoilerait trop sur la fin du film).

Bref, mélanger ces deux styles et deux histoires donne pour moi beaucoup d'intérêt au film et n'est en aucun cas superficiel !
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Une autre chose qui marque, et ce dès les premiers plans, c'est la beauté esthétique, plastique de l'oeuvre : Le film est une succession de tableaux éclatants (mention spéciale pour la scène où Ofélia pénètre sous l'arbre). Guillermo del Toro joue beaucoup sur les couleurs et les formes pour distinguer visuellement les deux mondes : la réalité est de couleur froide, métallique, assez monochromatique, avec des formes droites et dures (voir la pièce de Vidal, salle pleine de machines en d'engrenages), alors que le monde du conte, de l'imaginaire est représenté par des couleurs chaudes, des formes rondes (car l'imaginaire vient de l'intérieur). Les déplacements de caméra, parfois impressionants et souvent originaux,  vont eux aussi donner du sens à certaines situations (permettant notamment la mise en parallèle des deux mondes). Au final, le réalisateur arrive à en dire autant (plus ?) avec l'image qu'avec les mots, et soulève une question : Ne serait-ce pas ça le cinéma ?

A noter que si comme moi vous avez acheté le dvd, le commentaire audio de Guillermo del Toro est très intéressant, il nous montre à quel point ce film est fouillé, plein de références (notamment à différents contes, comme Alice au pays des Merveilles, La petite fille aux allumettes, etc...), abordant une multitude de thèmes (les principaux : la mort et le fantasme d'immortalité, l'espoir, la désobéissance, l'innocence et l'âge adulte...)  et mérite vraiment plusieurs visionnages pour en faire le tour !

Mon gros coup de coeur de ces derniers mois, ( visionné 3 fois en à peine une semaine ) et première fois que la fin d'un film me fait ressentir des émotions si opposées ! (si vous voulez savoir de quoi je parle, vous savez ce qu'il vous reste à faire !)
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Dimanche 21 octobre 2007 7 21 10 2007 14:40
De Curtis Hanson avec  Kevin Spacey, Russel Crowe, Guy  Pearce, Danny de Vito...  (2h18)
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Dans le Los Angeles secoué par la guerre des gangs des années 50, trois flics que tout sépare vont se retrouver confrontés à une histoire de massacre au cours duquel un ancien flic a été tué. L'affaire, vite bouclée par le LAPD, ne semblera pas pour autant résolue pour nos trois inspecteurs, qui iront chercher plus loin (trop loin ?) pour découvrir une affaire bien plus compliquée qu'il n'y paraît...

Ce film noir est une adaptation d'un roman de l'américain James Ellroy, célèbre écrivain de polars (dont un autre bouquin, "Le Daliah noir" a été récemment adapté au cinéma par Brian de Palma).

Dès le départ, le ton est donné : le film s'ouvre sur une sorte de long spot publicitaire pour promouvoir la ville de Los Angeles, avant que la voix off de Danny de Vito nous dise " c'est le paradis sur Terre...enfin c'est ce qu'on vous raconte; parce qu'on vend une image, à travers les films, la radio et la télévision...". Adieu l'utopie, le rêve américain, et bonjour le crime organisé, la corruption, et la violence policière. Ici il n'y aura pas de héros irréprochables, juste des hommes confrontés à la dure réalité et forcés de faire des choix difficiles. L'intérêt du film se trouve à mon avis au delà de l'intrigue policière, pourtant très bien pensée et ficelée. C'est l'évolution des trois inspecteurs qui est vraiment le point fort de cette oeuvre : décrits au départ comme très différents (Russel Crowe en inspecteur de terrain, concret et brutal, Kevin Spacey en policier mondain et adepte des dessous de table, et enfin Guy Pearce, jeune et brillant flic sortant tout juste de l'école de police, plein de principes mais sans réelle expérience), ils vont, au contact des uns et des autres, affronter des doutes, remettre en question leurs principes, ouvrir les yeux sur leur situation. De leurs confrontations vont naître des débuts de réflexion sur différents sujets (dans les thèmes notamment abordés, l'idée de Justice : est-ce respecter au pied de la lettre la Loi, quitte à permettre à un criminel de s'en sortir grâce à un vice de procédure, ou est-ce être capable de trafiquer une preuve pour être sûr que ce dernier sera condamné ? , la nécessité de fabriquer des héros, le pouvoir de la presse et de l'opinion publique, etc...).

Tout ceci n'aurait pas eu autant d'intérêt si le jeu des acteurs n'avait pas été aussi exceptionnel; mention spéciale à Russel Crowe qui réussit à dégager de manière impressionante la rage, la bestialité et la bonté indispensable à son rôle, ainsi qu'à Guy Pearce, qui m'avait déjà étonné dans Memento, et qui ici rayonne de justesse dans son rôle qui, de celui des trois flics, est à mon avis le plus bousculé par les évènements. Autre mention pour Kim Basinger, un des seuls personnages féminins du film, mais quelle féminité ! Elle recevra d'ailleurs l'Oscar du meilleur second rôle féminin (2ème Oscar pour ce film, le premier étant décerné à Curtis Hanson pour la meilleure adaptation)

Que ce soit pour l'intrigue policière même, pour la complexité de ses personnages ou pour l'excellent jeu des acteurs les interprétant, L.A Confidential est un film à voir.

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Samedi 20 octobre 2007 6 20 10 2007 15:38
Jack-3d.jpg Non il ne s'agit pas de la dernière attraction du Futuroscope, mais bien d'une ressortie en salle du superbe film d'animation de Henry Selick et Tim Burton ! Tout ça grâce à une nouvelle technologie des studios d'ILM développée pour Disney, le Disney Digital 3-D : Il ne s'agit plus d'un système de doubles projecteurs mais d'un projecteur unique projetant alternativement les images destinées à notre oeil gauche et droit, au rythme de 144 images par seconde ! (C'est un procédé de projection qui a été créé en France, le système Volfoni).  Et apparement, ça rend sacrément bien ! J'avais hâte qu'il sorte pour découvrir cette petite révolution, mais malheureusement quand j'ai réussi à obtenir la liste des salles, dont le nombre s'élève à 5 seulement ( Publiciscinémas à Paris, Ciné pôle sud à Basse Goulaine, Le Paris à Forbach, L’Olympia à Cannes, Le Duplex à Roubaix ), déception !!! Je ne pourrai pas le voir sur Poitiers :-s

A noter que 2 autres films vont bientôt sortir et bénéficier de cette technologie : Le dernier film des studios Walt Disney "Bienvenue chez les Robinson", ainsi que le film d'animation "Beowulf" de Robert Zemeckis, mais toujours dans un nombre de salles très limité ! En espérant que cette nouvelle technologie remporte un franc succès et se démocratise pour que tout le monde puisse l'expérimenter !

Par Cinefeel - Publié dans : Actualités
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