Lundi 18 février 2008
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2008
20:18
Un petit article pour vous parler de ce film qui a
remporté le prix du jury à Gérardmer et qui promet d'être plutôt original et subversif. L'histoire : Dawn, une adolescente ayant décidée d'adopter une attitude chaste face à des désirs
sexuels naissants, va se rendre compte que son vagin a des dents !
Si l'idée d'en faire un film est originale, l'image du vagin denté existe depuis longtemps et dans de nombreuses cultures : en latin cela
s'appelle le Vagina dentata. Différents mythes en parlent et il représente la peur que peuvent avoir les hommes du sexe féminin. Depuis qu'on parle de "lèvres" pour décrire ce dernier, les hommes
se sont souvent imaginés qu'elles pouvaient renfermer une dangereuse dentition.
Le réalisateur, en partant de cette idée de base, va faire un film d'adolescents trash tout en évitant apparement les clichés si chers à ce
genre de production (American Pie et compagnie). Film qui à mon avis ne sera pas non dénué de fond, critiquant ouvertement le puritanisme américain ambiant (voir la scène de la bande annonce ou
les étudiants découvrent que les parties génitales de la femme sont cachés par un autocollant dans leur livre d'histoires naturelles, alors que celles de l'homme ne le sont pas) et distillant une
petite dose de féminisme, en redonnant à la jeune fille un moyen plus que dissuasif pour répondre à l'ado qui aurait été trop brusque ou trop rapide en besogne.
Je ne peux pas vous en dire beaucoup plus, n'ayant pas encore vu le film, mais
attendant sa sortie avec impatience. Selon mes sources (allez je les dévoile, Allociné !!!), le film sortirai le 7 mai prochain. En attendant je vous fait patienter en vous proposant sa
bande-annonce (anglophobes s'abstenir, elle n'est pas encore sous titrée en français) :
Par Cinefeel
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Lundi 18 février 2008
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2008
01:05
De Steven Soderbergh, avec James Spader, Andie Macdowell, Peter Gallagher... (1h36)
Encore un premier film, celui là
de Steven Soderbergh, et pour lequel il a décroché la Palme d'or à Cannes, rien que ça ! Mais c'est une récompense amplement méritée au vu de ce film qui n'est rien d'autre qu'un bijou de
cinéma.
C'est l'histoire de Graham, trentenaire qui revient dans la ville où il a fait ses études et
où il a connu John Milaney, ancien ami qui va l'héberger le temps qu'il se trouve un logement sur place. Graham a une étrange occupation : il entasse des cassettes vidéos comportant des
interviews de femmes se confessant sur leur vie sexuelle et à qui il a juré de rester le seul spectateur de ces enregistrements. La rencontre de Graham avec la femme de John, que ce dernier
trompe, va avoir des conséquences inattendues...
Même si ce film traite principalement du sexe, du
rapport que les individus ont avec lui, et des problèmes et mensonges qui lui sont liés, le réalisateur évite tout voyeurisme et toute vulgarité. Le sujet est abordé de manière directe et
délicate à la fois, et les dialogues sont d'une finesse et d'une justesse telles qu'on cerne bien la complexité du sujet. Un film qui doit aussi beaucoup à ses interprètes, avec notamment un
James Spader parfait dans le rôle de Graham, fragile et mystérieux, qui reçu le prix d'interprétation masculine à Cannes pour sa prestation.
Un film comme on en a jamais vu, original, mystérieux, sensuel, sensible, sûrement l'un des meilleurs du réalisateur qui m'a
beaucoup déçu dernièrement avec son formaté et insipide Ocean's Thirteen.
Par Cinefeel
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Dimanche 17 février 2008
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2008
23:44
De Jacob Aaron Estes, avec Rory Culkin, Trevor Morgan, Carly Schroeder... (1h29)
Pour se venger de George qui l'a tabassé à l'école, le jeune Sam organise avec son frère et des amis à lui un plan pour se venger : ils comptent inviter son "bourreau" à une balade en bateau
prétextant un anniversaire pour lui faire payer tout ce qu'il a pu faire. Ils se rendennt vite compte au cours de cette journée que George n'est qu'un garçon mal dans sa peau et pas plus mauvais
qu'un autre. Mais les choses tournent mal et drame survient...
Premier film du réalisateur Jacob Aaron Estes, Mean Creek n'en est pas moins un film maîtrisé, et qui a la grande qualité de sonner toujours juste. Tout d'abord grâce à un casting impeccable,
mention spéciale aux deux plus jeunes d'entre eux, Rory Culkin (le petit frère de Macauley, garçon devenu célèbre pour son rôle dans "Maman j'ai raté l'avion" pour ceux qui auraient oublié !) et
la jeune actrice interprétant sa petite amie dans le film, Carly Schroeder. Ensuite parce que cette bande d'adolescents, tous plus ou moins confrontés à des problèmes personnels, et hésitant
entre la compassion et le ressentiment, donnent l'impression de sortir tout droit de la réalité. On ne peut s'empêcher de penser à "Bully" de Larry Clark, dont les portraits d'adolescents paumés
sentent également le vécu, et à "Stand By Me" de Rob Reiner, quand ces enfants se retrouvent totalement démunis face à la brutalité et à l'irreversibilité de la mort . La sobriété de la
mise en scène renforce le réalisme du tout, pour au final nous offrir une oeuvre troublante et touchante. Un premier film prometteur !
Par Cinefeel
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Dimanche 17 février 2008
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2008
15:21
Brisby et le secret de Nimh (1982) de Don Bluth
Abandonnée (2007) de Nacho Cerda
Men In Black (1997) de Barry Sonnenfeld
Hotel Rwanda (2005) de Terry George
No man's land (2001) de Danis Tanovic
Jellyfish (2003) de Kyoshi Kurosawa
Le promeneur du champ de Mars (2005) de Robert Guédiguian
Le secret de Térabithia (2007) de Gabor Csupo
Mean Creek (2004) de
Jacob Aaron Estes
Le nom de la rose (1985) de Jean-Jacques Annaud
Escrocs mais pas trop (2000) de Woody Allen
Sexe, mensonges et vidéo (1989) de Steven Soderbergh
La cité interdite (2007) de Zhang Yimou
Babel (2006) de Alejandro Gonzalez Inarritu
Terminator (1985) de James Cameron
Le péril jeune (1995) de Cédric Klapisch
Le nouveau monde (2006) de Terrence Malick
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Mardi 27 novembre 2007
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2007
00:40
De Hiroyuki Okiura... (1h40)
Pas facile de
voir ce film car cela fait plusieurs années qu'il n'est plus distribué. J'en attendais beaucoup car il est connu (enfin connu,
tout est relatif, mais si l'on s'intéresse un peu à l'animation niponne il l'est !) pour être un « bijou » de l’animation japonaise au même titre que « Ghost in the shell »
(et qui lui est vraiment excellent à mon goût). Le scénario est signé Mamoru Oshii, ce qui s’annonçait prometteur de la part du réalisateur de Ghost in the Shell et Avalon (deux de mes films
fétiches) : Après avoir vu « Jin Roh, la brigade des loups » , la première chose que j'ai éprouvé a été de la déception. On ne se sent pas réellement immergé dans l’histoire, pas
vraiment interpelé par les questions que le film pose... Et puis il a fait son chemin dans notre tête. Au final je crois que ce n'est pas un film qui s’apprécie à chaud car c’est une œuvre froide
qui nécessite une certaine prise de distance et une réflexion post-visionnage.
Il nous est présenté ici une société en crise, pas si lointaine de nos sociétés actuelles : L’Etat se radicalise, à la limite d'un régime
autoritaire, et la résistance qui s’opère face à ce dernier bascule dans le terrorisme, prête à sacrifier femmes et enfants pour transporter ses bombes. La nature humaine dépeinte dans le métrage
est on ne peut plus sombre. Au début du film, la scène ou Fuse, le protagoniste, membre de la Panzer (unité d’élite chargée de tuer sans sommation tout terroriste qu‘elle rencontre), hésite à
tirer sur une jeune chaperon rouge (c’est le nom donné aux enfants et jeunes filles chargées de transporter les bombes des terroristes clandestinement) et lui demande « pourquoi ? »,
fait naître une lueur d’espoir : Il ne s'agit plus uniquement de savoir « comment » éradiquer la violence, mais de comprendre "pourquoi" elle est là, une tentative de compréhension qui
laisse espérer que la société va sortir du cercle vicieux de la violence qui n'engendre que la violence. Mais, à travers la symbolique du loup (on ne peut s'empêcher de penser à la célèbre phrase
de Thomas Hobbes "L'homme est un loup pour l'homme"), on se rendra vite compte que c'est dans la nature de l'homme que de s'autodétruire, et « qu’un loup, même déguisé en homme, reste un
loup ».
En plus de cette richesse thématique et de son caractère assez actuel, une intrigue politique complexe et bien ficelée est mise en place,
illustrant les rivalités des organes de pouvoir dans nos sociétés. C’est d'ailleurs à travers cet aspect du film que l'on reconnaît le plus la participation de Mamoru Oshii, ce dernier aimant
particulièrement ce genre d’intrigue.
La seule chose qui risque d'en rebuter plus d'un est la froideur générale de l'ensemble : De la distance est mise entre les protagonistes et le spectateur, et à aucun moment on ne se
sent vraiment ému, touché par ce qui arrive sur le coup. Mais si l'on arrive à se dispenser de ce plaisir immédiat, c'est un véritable film coup de poing qui s'offre à nous, d'une très grande
richesse et qui mérite plusieurs visionnage pour être apprécié à sa juste valeur.
Par Cinefeel
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