La haine (2000) de Mathieu Kassovitz Event horizon (1998) de Paul Anderson L'esquive (2003) de Abdellatif Kechiche Dead zone (1984) de David Cronenberg
Les vacances de Mr Bean (2007) de Steve Bendelack
99 francs (2007) de Jan Kounen
Festen (1998) de Thomas Vinterberg
Shortbus (2006) de John Cameron Mitchell
Rec. (2008) de Jaume Balaguero et Paco Plaza
Mary à tout prix (1998) des frères Farrelly
Isolation (2006) de Billy O'Brien
Jean-Phillipe (2006) de Laurent Tuel
De J.A. Bayona, avec Belen Rueda, Fernando Cayo, Géraldine Chaplin... (1h46)
Laura, accompagnée de son mari et de son fils, retourne vivre dans la maison qui autrefois était l'orphelinat où elle passa une partie de sa jeunesse avant d'être adoptée. Son enfant, Simon, face
à la solitude, semble s'inventer des camarades de jeu imaginaires, histoires auxquelles ses parents ne prêtent pas trop attention, jusqu'au jour où Simon disparaît...
Premier film du réalisateur, récompensé cette année au Festival du film fantastique de Gérardmer par le Grand Prix et le Prix du Jury, ainsi qu'aux Goyas (l'équivalent espagnol de nos Césars)
avec pas moins de 7 récompenses, ayant explosé le box office espagnol en au point de devenir là bas le plus grand succès de tout les temps, et produit par le grand Guillermo Del Toro, il y avait
de quoi espérer un grand moment de cinéma... Qu'en est-il ?
L'orphelinat n'est malheureusement pas le chef d'oeuvre escompté, mais ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : cela reste quand même un bon film, et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord
parce que, en abordant des thèmes et un contexte déjà utilisés maintes et maintes fois (dans des films comme Les autres d'Alejandro Amenabar, Fragile de Jaume Balaguero, ou encore l'Echine du
diable pour ne citer qu'eux), Bayona a su renouveler (un peu) le genre en apportant une petite touche personnelle, évitant toute surenchère visuelle et sonore, préférant le hors-champ et la
sobriété pour distiller une ambiance oppressante assez efficace (même si certains effets "faciles" [portes qui grincent, apparitions fantômatiques, et j'en passe...] ont parfois été utilisés).
Une scène, qui pourrait être l'exemple type de ce savoir-faire, est celle du "1,2,3 Soleil", qui nous scotche littéralement dans notre siège, sans qu'à aucun moment une image ou un son ne nous
soient assénés violemment. L'autre point fort du film est qu'en plus de nous donner tout ce qu'on est en droit d'attendre d'un film fantastique (quelques montées d'adrénaline au trouillomètre, et
un scénario plutôt bien ficelé), une histoire très touchante nous est racontée sur l'amour d'une mère pour son enfant. Histoire d'autant plus belle que Belen Rueda, l'actrice interprétant le rôle
de Laura, est bouleversante dans son personnage désemparé face à la disparition de son fils, mais dans le même temps prête à tout pour le retrouver. Cette émotion, qui ne tombe jamais dans
l'éxagération et le larmoyant, et au coeur d'un film fantastique est à mon avis ce qui permet à L'orphelinat d'être rangé au dessus de la plupart des productions fantastiques actuelles. A voir
donc (même si dans le même genre le film de Jaume Balaguero, Fragile, est meilleur à mon avis.)
there will be blood (2008) de Paul Thomas Anderson
the faculty (1999) de Robert Rodriguez
Paris (2008) de Cédric Klapisch
Bienvenue chez les ch'tis (2008) de Dany Boon
Kirikou et la sorcière (1998) de Michel Ocelot
Hot fuzz (2007) de Edgar Wright
Omoide poroporo (1991) de Isao Takahata
Soyez sympas rembobinez (2008) de Michel Gondry
Tremors (1990) de Ron Underwood
L'orphelinat (2008) de J.A. Bayona
De Michel Gondry , avec Jack Black, Mos Def, Danny Glover... (1h34) Suite à un malencontreux accident, Jerry va effacer toutes les cassettes du vidéoclub où son ami Mike est employé. Ces
derniers, pour ne pas faire couler la boutique, décident de retourner eux mêmes des versions "suédées" (comprenez "parodiées" à leur propre sauce) des films effacés.
Nouveau film du génial Michel Gondry, Soyez sympas rembobinez (en anglais "Be kind rewind") est un bijou cinématographique,
drôlement original, terriblement drôle et plein de générosité. Plus encore que dans ses précédents films, on retrouve la marque de fabrique du réalisateur, une sorte de "Gondry's touch",
faite d'inventions plus ingénieuses les unes que les autres, de gadgets en tout genre, un grand bric à brac où rien n'est formaté mais fait maison. C'est cette créativité, cette inventivité,
que Michel Gondry défend comme valeur dans le monde du cinéma, et les "films qui ont une âme" sont pour lui ceux qui porte la marque de leur auteur, une part de leur personnalité, qui
représentent un investissement intime et personnel. Le scénario, on ne peut plus original et loufoque, distille une folie douce et une joie de vivre assez communicatives, d'autant plus
communicatives que les acteurs (mention spéciale pour Jack Black tout simplement excellent) y mettent vraiment du leur pour nous les faire partager. Le film n'oublie pas, même s'il ne s'attarde
pas longtemps dessus, de critiquer le système hollywoodien voire plus largement le système américain dans une scène très drôle où pour avoir enregistré des films sur les cassettes originales
sans en détenir les droits, on annonce au gérant de la boutique qu'il risque plusieurs milliards de dollars d'amende et quelques milliers d'années de prison, après lesquelles il pourra
reprendre son activité normalement. C'est également une véritable déclaration d'amour pour le cinéma qui nous est offerte ici, et c'est avec un plaisir jouissif que les cinéphiles (et les
autres) reconnaîtront les scènes cultes de films qui ne le sont pas moins dans leur version "suédée" ! (SOS Fantômes, Robocop, King Kong, Boyz N the Hood, 2001 l'odyssée de l'espace, Men in
black et j'en passe !) Michel Gondry nous fait comprendre que si l'on est passioné de cinéma, alors en faire est à notre portée : Suivons ce sage conseil !
Un autre film que j'attends beaucoup (et je ne suis sûrement pas le seul !), le prochain Indiana Jones, intitulé "Indiana Jones et le royaume du Crâne de Cristal", qui sortira en salle le 21 mai
prochain. Cela fait quelques jours maintenant que la première bande-annonce est sortie et elle laisse présager un très bon moment de cinéma, digne des précédents films de la série.
Certes, Harrison Ford a pris un petit coup de vieux, mais même 20 ans après le dernier film (La dernière croisade, 1989) ce cher Indy a encore de l'énergie, du charme et de l'humour à revendre
(je sens que quelqu'un, ou devrai-je dire quelqu'une est rassurée !). Il sera accompagné à l'écran de Shia LaBeouf (vu récemment dans Paranoiak et Transformers), Cate Blanchett et John Hurt.
Pour ce qui est du scénario, il est assez simple et dans la tradition des précédents films : Dans les années 60, les forces russes tentent de s'emparer
d'un crâne de cristal qui serait dissimulé dans une jungle en Amérique du Sud, crâne qu'Indy aurait longtemps cherché sans jamais le trouver. Ils vont contraindre ce dernier à aller le récupérer
pour eux, sous peine de tuer son amour d'enfance.
Contrairement à George Lucas qui pour moi a complètement dénaturé l'esprit et le charme de sa trilogie en tournant les épisodes 1, 2 et 3 de Star Wars, Steven Spielberg a lui pris le soin de
conserver l'esprit d'Indiana Jones, en se limitant notamment sur l'utilisation de la technologie numérique très (trop ?) fréquente dans les productions actuelles de films d'action.
En attendant ce mois de mai qui s'annonce très cinéphilique, je vous laisse découvrir la bande-annonce si ce n'est déjà fait :